Ce n’est pas toujours évident d’analyser un devis de thermolaquage. Il vous est peut-être déjà arrivé de consulter plusieurs thermolaqueurs pour un même chantier, et dans les offres reçues, constater des tarifs assez différents les uns des autres.
Attention cependant aux faux espoirs : souvent, si c’est moins cher, c’est parce que la prestation n’est pas la même.
Avec certains thermolaqueurs aux tarifs compétitifs, à la réception des pièces, un thermolaquage peut paraître satisfaisant et conforme à ce qu’on attend. Mais ce qui ne se voit pas, c’est la préparation de surface qui doit être réalisée avant l’application de peinture poudre.
Visuellement, on ne voit pas si la préparation de surface a été correctement réalisée, et pourtant, c’est une étape capitale…
Nous vous avons préparé un quizz « vrai ou faux ? » pour vous permettre d’y voir plus clair…
- « Pas besoin de préparation de surface, le thermolaquage suffit » : vrai ou faux ?
- « Un dégraissage des pièces ALU avant le thermolaquage, c’est suffisant » : vrai ou faux ?
- « Un grenaillage sur des pièces GALVA avant le thermolaquage, c’est bien » : vrai ou faux ?
- « 2 couches (primaire + finition) sur des pièces GALVA , c’est bien » : vrai ou faux ?
- « Pour des pièces en INOX, pour le nautisme, un ponçage avant thermolaquage, c’est bien » : vrai ou faux ?
"Pas besoin de préparation de surface, le thermolaquage suffit" : vrai ou faux ?
La peinture thermolaquée est résistante et durable, à condition qu’il y ait eu une préparation de surface adaptée avant l’application de la peinture poudre. La préparation de surface à réaliser dépend :
– du métal : acier, acier galvanisé à chaud, aluminium, inox, fonte, titane,…
– de la localisation des pièces : en intérieur / en extérieur / en extérieur bord de mer
– de l’utilisation des pièces : avec ou sans sollicitation mécanique, etc

C'est quoi, le risque ?
S'il n'y a pas de préparation de surface adaptée avant le thermolaquage, la peinture :
- tiendra beaucoup moins longtemps
- peut se décoller
- peut s'écailler

Qu'est-ce que je dois demander au thermolaqueur ?
Une préparation de surface adaptée à l'utilisation des pièces.
Continuez votre lecture, des exemples sont donnés dans les "vrai ou faux" suivants...
"Un dégraissage des pièces ALU avant le thermolaquage, c'est suffisant" : vrai ou faux ?
Une préparation de surface complète est nécessaire avant thermolaquage des pièces aluminium.
Le dégraissage des pièces est une étape essentielle, mais n’est pas suffisant.
Il faut également
– appliquer un dérochant (pour retirer la surface naturellement oxydée de l’aluminium)
– puis réaliser une conversion de surface de l’aluminium (pour protéger l’aluminium de la corrosion et permettre une bonne adhérence du thermolaquage).
QUALICOLOR réalise un traitement SurTec 650 pour cela, un traitement qui est exigé par les grands donneurs d’ordres industriels (ALSTOM, THALES, SAFT, etc). Le traitement SurTec 650 combine ces 3 étapes nécessaires, avec un dégraissage, un dérochage et une conversion SurTec 650 à base de Chrome 3 (et non de Chrome 6) des pièces aluminium.
Ce traitement est réalisé par QUALICOLOR dans une machine complètement automatisée.
Pour en savoir plus sur le traitement SurTec 650 en général, consultez les FAQ sur le traitement SurTec 650.
Pour en savoir plus sur notre machine de traitement de surface, cliquez ici : Notre installation.
Pour en savoir plus sur ce que peut faire QUALICOLOR, consultez la page Les différents traitements SurTec 650.

C'est quoi, le risque ?
Sur les pièces en aluminium, le risque d'une préparation de surface sans conversion de surface de type traitement SurTec 650, c'est la corrosion filiforme.
Nous pourrions vous en parler longuement... mais nous avons trouvé un article qui en parle très bien !
- En résumé :
c'est une oxydation de l'aluminium qui "apparaît sous la couche de peinture, sous la forme caractéristique de filaments très fins, presque invisibles – quelques millimètres de long et un dixième de millimètre de large.
Des filaments qui prennent généralement naissance au niveau des bords, des arêtes, des découpes, ou des zones endommagées du revêtement (rayures, etc.) et vont s’infiltrer entre le métal et la peinture, formant progressivement comme une minigalerie de taupe… Jusqu’à provoquer des « cloques » sous la peinture, et finalement son décollement : c’est la corrosion filiforme."
- Dans le détail :
"https://www.qualimarine.fr/la-corrosion-filiforme-quest-ce-que-cest-et-comment-sen-premunir/

Qu'est-ce que je dois demander au thermolaqueur ?
Avant le thermolaquage à proprement parler sur des pièces en aluminium (avec une couche de finition, voire une couche de primaire), il faut impérativement demander en préparation de surface une conversion de surface. Un traitement SurTec 650 avant thermolaquage par exemple.
"Un grenaillage sur des pièces GALVA avant le thermolaquage, c'est bien" : vrai ou faux ?
Une rapide requête sur l’IA Claude permet de comprendre pourquoi :
« La grenaille acier n’est pas recommandée sur des pièces en acier galvanisé pour plusieurs raisons :
1. Contamination par couplage galvanique
Le zinc du revêtement galvanisé et les particules d’acier (fer) incrustées dans la surface forment un couple galvanique. En présence d’humidité, cela accélère la corrosion par phénomène électrochimique, détruisant précisément la protection anticorrosion que le galvanisage était censé apporter.
2. Contamination ferreuse résiduelle
Des particules de fer/acier se retrouvent incrustées dans la surface ou dans les anfractuosités. Ces particules rouillent rapidement et créent des points de corrosion localisés (rouille de contact), même sur une surface théoriquement protégée.
3. Non-conformité aux normes
Les normes comme ISO 8501 ou les standards de préparation de surface pour la galvanisation déconseillent explicitement toute contamination ferreuse sur des substrats zingués destinés à une protection durable.

C'est quoi, le risque ?
C'est la contamination ferreuse : si on utilise de la grenaille acier avant de thermolaquer des pièces en acier galvanisé, le risque est d'avoir un démarrage d'oxydation sous le film de peinture, qui peut à terme se décoller.

Qu'est-ce que je dois demander au thermolaqueur ?
Demandez-lui quel type de grenaille il utilise pour grenailler des pièces en galva / acier galvanisé :
si c'est de la grenaille acier... changez de thermolaqueur !
Faites appel à un thermolaqueur qui utilise de la grenaille inox, comme QUALICOLOR.
"2 couches (primaire + finition) sur des pièces GALVA , c'est bien" : vrai ou faux ?
2 couches de thermolaquage sur des pièces en acier galvanisé, c’est nécessaire :
– une couche de primaire / apprêt epoxy pour l’étanchéité
– une couche de finition polyester pour résister aux UV et pour le choix des teintes.
C’est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant : s’il n’y a pas une préparation de surface adaptée avant le thermolaquage, vous aurez beau avoir eu 2 couches de thermolaquage sur vos pièces, cela n’assurera pas la tenue de la peinture dans le temps.
Un grenaillage avec grenaille inox (et pas grenaille acier, voir « vrai ou faux » ci-dessus) est indispensable.

C'est quoi, le risque ?
S'il n'y a pas de préparation de surface adaptée avant le thermolaquage, la peinture :
- tiendra beaucoup moins longtemps
- peut se décoller
- peut s'écailler
Vous en avez un exemple sur cette photo avec une assise de bus thermolaquée par un de nos concurrents :
il n'y a visiblement pas eu de grenaillage avant l'application de la peinture poudre. Le résultat est sans appel au bout de quelques mois : le film de peinture en RAL 7039 mat se décolle par pans entiers...

Qu'est-ce que je dois demander au thermolaqueur ?
un process de thermolaquage réalisé dans les règles de l'art, avec :
- un grenaillage avec de la grenaille inox
- une couche de primaire
- une couche de finition, si possible super durable
(peinture poudre Qualicoat classe 2, a minima Qualicoat classe 1),
afin d'avoir une tenue "teinte et brillance" la plus durable possible.
"Pour des pièces en INOX, pour le nautisme, un ponçage avant thermolaquage, c'est bien" : vrai ou faux ?
Le ponçage n’est pas une préparation de surface adaptée pour des pièces en inox de type chandeliers, balcons, mains courantes,… :
le ponçage n’apporte pas une rugosité suffisante pour avoir une bonne accroche de la peinture thermolaquée.

C'est quoi, le risque ?
Faute d'accroche suffisante, le film de peinture peut se décoller très rapidement, d'autant plus que le milieu marin (eau, sel, soleil) est particulièrement agressif sur les peintures.
Voici un exemple sur cette photo, avec des balcons de voilier poncés et thermolaqués par un de nos concurrents et qu'un client nous a demandé de reprendre :
on voit bien que la peinture était complètement ternie (en quelques mois à peine), et, rien qu'en nettoyant les pièces à l'eau au Karcher, la peinture s'est décollée toute seule !

Qu'est-ce que je dois demander au thermolaqueur ?
un process de thermolaquage réalisé dans les règles de l'art, avec :
- un grenaillage avec de la grenaille inox
- une couche de primaire
- une couche de finition, si possible super durable (Qualicoat classe 2, a minima Qualicoat classe 1),
afin d'avoir une tenue teinte et brillance la plus durable possible.
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